GISCARO


- Présentation générale :
Située à l’ouest du canton de L’Isle-Jourdain (13 km), arrondissement d’Auch, la commune de Giscaro est proche de Gimont (3 km). Un petit chemin appelé « Route royale », relie le village à la RN 124, tandis que le sentier de Grande Randonnée, GR 653, traverse la commune d’est en ouest.
- Code postal : 32200
- INSEE : 32148
- Population : 67 habitants (1999), tendance à diminuer.
- Superficie : 526 hectares
- Point culminant : au sud-est de la commune, au « Casset », 246 m d’altitude.
- Point le plus bas : 170 m, au nord-ouest, sur la RN 124 qui coupe le territoire communal, au nord sur 2 km environ.
- Les Giscarolais ont pour armoiries : « deux gueules à une prune d’or ». Elles ont été enregistrées par d’Hosier : leur signification est inconnue.

- Description géographique et historique :
Le territoire de Giscaro appartient au bassin versant de la Gimone et plus précisément de son affluent de rive droite, la Marcaoue. Deux petits ruisseaux, celui de Guerrère, au sud et à l’ouest, et celui de la Passade, au nord, constituent l’essentiel du réseau hydraulique de la commune. Ils confluent à la limite nord-ouest pour former le ruisseau d’En Bon dont les eaux vont rejoindre la Marcaoue. Ces cours d’eaux, ont modelé dans la molasse burdigalienne un relief doucement vallonné, les versants nord et est étant empâtés par des boulbènes.

Pendant l’Antiquité, la commune actuelle de Giscaro était traversée, semble-t-il, par la variante sud de la voie romaine Toulouse-Auch, passant par les lieux-dits Le Fond de la Côte et la Gleysette. Il est difficile de dire si la situation appelée « Hungunverro », mentionnée au IV e siècle dans l’Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem, correspond vraiment à Giscaro. Selon les historiens, ce nom d’origine aquitaine, serait à mettre en relation avec un lieu-dit. En-Gouerre, ou En-Gouerro dont la localisation demeure conjecturale, mais qui pourrait se situer dans une commune voisine, Garbic ou Gimont. Selon certains historiens, le nom de Giscaro pourrait provenir du patronyme gallo-romain Gisacus et du suffixe aquitain os, mais selon d’autres ce serait un toponyme d’origine botanique.

Au Moyen Age, Giscaro est un castrum, mentionné pour la première fois en 1204, mais certainement de fondation antérieure. A partir du XVe siècle et sous l’Ancien Régime, Giscaro a pour seigneurs la famille de Labarthe, aux origines pyrénéennes. Parmi les nombreux personnages issus de cette famille, on retiendra plus particulièrement, au XVI e siècle, Paul de Labarthe-Giscaro qui n’eut pas moins de trente-deux garçons et quatre filles, Jean-Jacques de Labarthe-Giscaro, Capitaine au régiment des gardes françaises, mourut avec son fils Bernard, à Milan, après la bataille d’Yvrée.

Lors de l’insurrection royaliste de l’an VII, en août 1799, le territoire de Giscaro a été le théâtre d’une fusillade opposant les troupes républicaines, commandées par l’adjudant général Petit-Pressigny, et les royalistes, avant que ceux-ci ne se replient sur la château de Clermont où ils subirent de lourdes pertes.

Sous le Second Empire, Giscaro a reçu la visite de Napoléon III et de l’Impératrice qui ont offert un ostensoir doré à son église nouvellement rebâtie. A cette occasion, l’Impératrice Eugénie aurait donné une poignée de pièces d’or au meunier du village qui s’était agenouillé, ainsi que son âne, au passage du carrosse des souverains.

- Population :
Année
Nombre d'habitants
1831
261
1836
250
1841
259
1866
194
1878
181
1891
161
1902
157
1912
144
1915
148
1932
128
1940
93
1949
93
1954
85
1962
97
1968
96
1976
100
1985
78
1989
76
1993
78
1999
67


La commune de Giscaro connaît, à l’instar de bien des communes gersoises, un dépeuplement important. Après une relative prospérité démographique jusqu’en 1865, la population décroît ensuite graduellement. La légère remontée entre 1954 et 1976, n’a été qu’un phénomène passager.

- Activités économiques et culturelles :
Giscaro est une commune à vocation essentiellement agricole, dans laquelle un réseau d’irrigation, alimenté par un lac de huit hectares et un lac particulier de d’un hectare environ, permet la culture du maïs, du tournesol et du blé. Les cultures fourragères ont disparu en raison de l’abandon de l’élevage (un seul subsiste). La culture de la vigne est également délaissée (deux exploitants), alors qu’autrefois chaque exploitation avait sa parcelle. L’alimentation en eau potable est assurée par le Service des Eaux Barousse-Comminges. La partie sud de la commune est traversée par un gazoduc de la Société de Gaz du Sud-Ouest.
Depuis 1980, l’école primaire est fermée et les enfants sont scolarisés à Gimont et à Maurens.
Giscaro dispose d’un gîte d’étape, au lieu-dit Le Grangé, qui reçoit les randonneurs pédestres et équestres traversant la commune par le GR 653.
La fête locale a lieu pour la Saint Pierre, le dernier dimanche de juin ou le premier dimanche de juillet.
La commune est soucieuse d’améliorer l’esthétique du village : enterrement des lignes électriques et téléphoniques, éclairage public réorganisé. Elle dispose aussi de plusieurs logements communaux pouvant accueillir de nouveaux arrivants.

- Patrimoine :
Comme en bien des endroits, l’église est le principal monument de la commune. Le bâtiment a été construit en 1865, en remplacement d’une église plus ancienne qui menaçait ruine. Elle possède une nef unique, à plafond en bois légèrement cintré, ainsi qu’un chœur à cinq pans coupés par trois fenêtres en ogive portant des vitraux. Sa couverture en ardoise est unique dans le canton. Outre huit statues et quatre tableaux, elle possède un ostensoir doré offert par Napoléon III.


- Matériaux pour l’histoire
- Revues
  - Actes de la 12 e Journée des Archéologues gersois, Eauze 1990.
  - Ouvrages et opuscules
  - Eglises et chapelles du canton de L’Isle-Jourdain.
  - Isle Etait N°8, 1993
  - Le Gers, Dictionnaire biographique. 1999
  – La Gascogne toulousaine au XII e – XIII e siècles. P.U.M. 1997, Mousnier (M.)
  - Archives et divers AD32, O1.

Texte de Jean-Pierre CANTET



Entrée et Église de Giscaro







Panoramiques de Giscaro






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